
L'entrevoyant avec la patience,
Vêtue d'une nue souffrance,
errant dans ces chemins laborieux,
Sous ces cieux, au temps froid et au chaleureux.
Combien tu es eminente dans ma memoire,
Toi qui, dans la vie m'a enseigné le devoir,
Toi qui m'a fait clair voir le monde;
belle femme, source vive et feconde.
Je songe et je contemple ta belle âme,
et qu'un moins de reproche incite mes larmes.
Ô! toi femme, que ta compassion soit deployée
Que ta grandeur soit dans la vie honnarié.
Tu es la sœur
tu es la mère
tu es l'épouse
tu es la vie
sœur, mère, épouse
Femme de la savane
femme de la forêt
femme du désert
tu règnes et régneras
Veine de la beauté
princesse des désirs irrésistibles
source de toute la vie
tu n'es pas faible
forte tu l'as toujours été
sans toi
rien n'est possible
avec toi tout ira bien
Femme des océans
femme des collines
femme du monde
la tendresse est ton arme
l'intelligence est ta force
ta grâce et ta beauté
rempliront le monde :
- d'amour
- de justice
- et de paix

